En 2025, on relève 18 millions de français qui se sont inscrits dans la dynamique entrepreneuriale (ex chefs d’entreprise, chefs d’entreprise en activité, personnes ayant engagé des démarches d’entrepreneuriat ). Cette catégorie de français pour se lancer dans l’entrepreneuriat représente ainsi 34 % (contre 32 % en 2023) des 53 millions de français de +18 ans qui envisagent de créer ou de reprendre une société et ce, malgré un environnement économique, politique national et international incertain et surtout anxiogène.
L’origine de cette augmentation d’entrepreneuriat réside dans la volonté, concomitamment d’être son propre patron, de réaliser son rêve et de voir ses revenus croître.
Ce bond de l’entrepreneuriat nous fait poser la question sur la valeur refuge que représente le statut salarial où les conditions de travail telles que les missions de l’emploi, l’organisation du temps de travail, les composantes de la rémunération, les avantages sociaux, les modalités de rupture du contrat de travail sont souvent éloignés des attentes des salariés et des employeurs.
Selon une étude (enquête réalisée auprès d’une centaine de drh de sociétés de +1000 salariés) du cabinet ALIXIO (cabinet de conseil stratégique et de services opérationnels RH) l’augmentation des salaires en 2026 serait moindre qu’en 2025 où la hausse oscillait entre 2,4 à 2,5 %. Elle se situerait en moyenne à 2,1 %.
La Banque de France attend une inflation à hauteur de 1,3 % pour 2026 aussi les salariés devraient, selon l’étude, voir une augmentation de leur pouvoir d’achat d’environ 0,8 % vs 1,5 % en 2025.
Les entreprises dont les activités résident dans la cybersécurité, la data, la maintenance seraient celles en mesure de relever le niveau des salaires pour assurer leurs recrutements.
Avec la directive européenne sur la transparence salariale dont l’entrée en vigueur est le 07 juin 2026, les salariés français vont savoir où se situe leur salaire par rapport à leurs collègues. Toutefois, il est important de souligner que cette directive ne signifie pas qu’un salarié va connaître exactement le salaire de son collègue. Les données diffusées par les drh reflèteront une fourchette salariale dans laquelle s’inscrira l’emploi concerné.
Exemple : Emploi repère Comptable. Dans cette catégorie, seront classés les comptables (Trésorerie, Fournisseurs, Clients, Comptabilité générale…) et dans ces sous catégories, une fourchette de salaires, voire une moyenne de salaires sera indiquée. Il est bien entendu qu’à l’adage A travail égal, Salaire égal, il faut opposer les critères d’ancienneté dans l’emploi, dans l’entreprise, le niveau de responsabilités, le diplôme, l’évaluation du niveau des savoirs faire et être, etc.
L’application de cette directive européenne sur la transparence salariale nécessitera inéluctablement des concertations entre les directions générales, les drh, les syndicats professionnels, les CSE, voire l’inspection du travail, pour s’accorder sur les modalités de communication des salaires.
Rappel de la limite d’exonération sociale :
La prime de partage de la valeur peut être exonérée dans la limite de 3 000 € par bénéficiaire et par an. Cette limite d’exonération passe à 6 000 € par bénéficiaire et par an si votre société dispose d’un accord d’intéressement en vigueur à la date de versement de ladite prime.
Jusqu’au 31 décembre 2023, l’exonération sociale était différente selon que la rémunération du salarié était soit inférieure, soit égale ou supérieure à 3 fois le SMIC annuel. L’exonération était plus importante lorsque le salaire de votre employé était inférieur à 3 fois le SMIC annuel.
Du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2026, cette disposition continue à s’appliquer s’il y a cumul des deux conditions suivants à savoir l’effectif de votre entreprise est inférieur à 50 salariés et la rémunération de votre salarié est inférieure à 3 fois le Smic annuel.
En effet, à compter du 1er janvier 2024, si l’effectif de votre entreprise est égal ou supérieur à 50 salariés, l’exonération appliquée à la prime versée au salarié est réduite même si sa rémunération est inférieure à 3 fois le SMIC annuel.
Si vous êtes une entreprise de moins de 50 salariés et que vos salariés ont une rémunération inférieure à 3 fois le SMIC annuels, la prime de partage de la valeur est exonérée de cotisations de sécurité sociale et des CSG-CRDS, d’impôt sur le revenu, de la taxe sur les salaires ainsi que du forfait social. L’exonération s’applique dans la limite de 3 000 ou 6 000 €.
Les négociations entre patronat (MEDEF, CPEME et U2P) et syndicats doivent démarrer dans les tout prochains mois, car constat est fait que les salariés inscrits à France Travail suite à une rupture conventionnelle sont moins actifs que les autres chômeurs dans leur recherche d’un nouvel emploi. De plus, le spectre de se mettre en arrêt de travail si le salarié n’obtient pas l’accord de l’employeur pour finaliser une rupture conventionnelle incite ce dernier à ne pas la lui refuser. La position de l’Assurance Chômage est qu’il ne relève pas de sa responsabilité de prendre en charge financièrement les chômeurs issus d’une rupture conventionnelle du fait des employeurs qui ne savent pas gérer leurs salariés.
Dossier à suivre….
L’ACRE (l’Aide à la Création et à la Reprise d’une Entreprise) qui consiste en une exonération totale ou partielle des charges sociales pendant la première année d’activité des travailleurs indépendants et de certains micros entrepreneurs est dans le viseur de la Cour des Comptes. Dans le contexte budgétaire actuelle, la Cour des Comptes estime que le dispositif est complexe, sans suivis satisfaisants des effets aussi préconise-t-elle la suppression de l’ACRE.
Rappelons que l’ACRE était initialement dédiée aux chômeurs mais le dispositif a été élargie en 2019 et concernait également tous les créateurs d’entreprise. Depuis, les modalités de l’ACRE ont été encore modifiées, il faut être demandeur d’emploi indemnisé ou non indemnisé entre autres critères. Trois orientations de la Cour des Comptes : supprimer l’ACRE, l’octroyer uniquement aux seuls demandeurs d’emploi ou essentiellement aux créations d’entreprise.
A l’heure où l’Exécutif cherche des économies, nous pouvons nous attendre à une refonte et surtout à une rationalisation de l’ACRE.